Quel Avenir pour l'humanité ?

Quel Avenir pour l'Humanité ?

Quel avenir pour l’humanité ?

 

J’ai 58 ans.

Au cours de ma vie j’ai appris à accueillir, observer, réconforter et dépasser des peurs qui n’appartenaient qu’à moi.

Au cours de ma vie j’ai appris à comprendre que je suis responsable de mes pensées, des mots que je dis, des actes que je pose.

Au cours de ma vie j’ai appris à me relier peu à peu à ma conscience, à devenir libre, à laisser des valeurs universelles s’épanouir en moi.

Au cours de ma vie j’ai appris à devenir moins intolérant, moins égocentrique, moins centré sur moi-même.

Au cours de ma vie j’ai appris à regarder la beauté du monde, et la confusion des hommes.

 

Aujourd’hui, je sais que nous sommes à l’intersection de deux routes et qu’un choix vital est à faire.

- Il y a la route empruntée aveuglément depuis des siècles, qui s’accélère, et qui mène au chaos, à notre rapide auto-destruction.

- Il y a la route du changement qui nous demande d’être en conscience, pour nous aider à construire la paix, le savoir-vivre ensemble, au sein d’une nature préservée.

 

Quelle voie l’humanité va-t-elle choisir ?

Aujourd’hui, je me décide à prendre la parole pour décrire la seule peur qui me reste et ensuite vous déposer mes demandes.

J’ai appris à me faire confiance, et j’ai envie de croire en chacun d’entre nous, en la force de votre pouvoir personnel, cela au service d’une humanité plus juste et fraternelle.

 

Voici ma peur

 

J’ai peur en voyant notre soif insatiable de biens matériels, dans le déni du véritable progrès humain.

J’ai peur en voyant l’avidité de tant d’hommes, et l’incurie, l’irresponsabilité, de nos classes dirigeantes.

J’ai peur de notre addiction au toujours plus, au détriment du bien être de la plupart des populations, tant sur les autres continents que dans notre pays.

J’ai peur des rapports de force, des clivages, de l’emprise du pouvoir de l’argent, au détriment de nos besoins fondamentaux.

J’ai peur pour la nature, que nous avons voulu dominer et transformer - dans la croyance que c’était bon pour l’homme - et que nous détruisons maintenant avec acharnement.

J’ai peur que dans quelques années, face au désespoir des peuples d’Afrique obligés de fuir des territoires devenus inhabitables à cause du réchauffement climatique que nous avons généré, nous ne décidions de couler à coups de canons les milliers de canots remplis d’hommes, de femmes et d’enfants, qui tenteront de traverser la Méditerranée.

J’ai peur que ce siècle ne soit celui de la disparition de l’humanité, ou du moins d’une grande partie d’entre elle.

J’ai peur pour nos enfants.

 

Voici mes demandes

 

Je vous demande de renoncer à l’inutile et d’aller rechercher au fond de vous-même ce qui est juste et bon.

Je vous demande de reconnaître vos besoins fondamentaux et d’éliminer désormais les désirs égoïstes.

Je vous demande de ne pas courir sans réfléchir, et d’apprécier la lenteur et la sobriété.

Je vous demande d’écouter, de regarder, votre voisin, et l’inconnu que vous croisez dans la rue, et chacun de vos proches, de prendre le temps de ressentir ce que cela provoque en vous.

Je vous demande de considérer chacun comme un de vos semblables.

Je vous demande d’écouter l’oiseau qui chante encore, d’admirer la plante qui surgit vigoureusement de la fissure d’un trottoir, de contempler l’eau qui déserte nos lacs et rivières. Je vous demande de savourer le miracle de la vie !

Je vous demande d’être en responsabilité, de ne pas jouer à l’apprenti sorcier.

Je vous demande de croire en vous, en votre capacité à émettre une parole juste et à agir sans haine.

Je vous demande de coopérer avec les hommes et les femmes de bonne volonté, de rejoindre les voix qui s’élèvent au-delà des intérêts dérisoires et contradictoires, des mises en concurrence stériles.

Je vous demande que la technologie reste un outil au service de l’homme, et non pas un monstre inconscient qui nous aliène.

Je vous demande de croire en la fraternité, au partage, en votre créativité, et d’imaginer un modèle de développement qui participe à un nouveau monde, dans le désir d’y apporter votre contribution.

Je vous demande de vous positionner avec calme, fermeté et confiance, d’élever votre voix au service d’un monde juste et préservé.

Je vous demande de vous engager en faveur de la fraternité, de la paix.

Je vous demande de sourire à la vie, d’aimer.

 

Je vous demande de diffuser ce message autour de vous. Je vous demande de vous exprimer.

 

Je vous remercie de m’ avoir lu, écouté, jusqu’à la fin,

afin qu’ensemble nous puissions croire en demain !

Jean-Paul

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